Chapitre 1
Le début du rêve.
Point de vue d'Amy
Juin 1998
Je suis Amy Schwarz, je suis née le quatre mars 1987 à Hambourg en Allemagne. A l'âge de dix ans, je quittais mon pays avec mes parents et mon frère aîné pour venir habiter ici, à Paris. Ce jour- là, jamais je ne l'oublierais ! Non pas parce que ça a été le pire, mais surtout parce que j'ai fais la rencontre de Carole, cette fille qui en entrant dans ma vie a tout changé en un claquement de doigts. Elle est de ce jour devenue une personne indispensable pour moi, et comme une s½ur, je lui confie toute ma vie. Mon histoire ? Inutile de vous dire à quel point elle est exceptionnelle, laissez- moi plutôt vous la raconter :
Tout commence en Juin 1998. Je m'en souviens encore comme si c'était hier !
Je suis là, dans ma chambre à rêvasser tranquillement comme chaque soir après les cours. Mon année scolaire ? Pas la peine de vous en parler, je n'ais vraiment pas quoi me venter ! Mais je veux tout de même réussir donc, bien sûre mes devoirs sont terminés. Je n'ai à présent plus rien à faire, et je m'ennuie c'est atroce ! Je m'allonge sur mon lit, regardant le plafond et les murs, bercée par la musique que j'écoute. Me voilà plongée dans mon bain de pensées quand soudain, j'entends mon prénom raisonner :
« Amy ! »
Maman m'appel ! Voila qu'elle vient troubler mon repos. Qu'est- ce qu'elle a encore ? Pourquoi faut- il toujours qu'elle hurle ? Jamais il ne lui arrive d'être calme, ma mère est toujours stressée. Moi au contraire je suis plutôt calme et je ne me presse pas pour sortir de ma chambre, ce qui la fait crier à nouveau :
« Amy ! Carole au téléphone ! »
Carole qui m'appelle ! Enfin un peu d'animation ! Je bondis de mon lit et prend le téléphone :
─ Salut Carole !
─ Salut Amy ! Je voulais te proposer quelque chose pour cet été.
─ Je t'écoute.
─ Ca te dirait de partir avec moi chez ma tante à Berlin ?
─ Oh Oui ! Ce serait vraiment super !
─ Je savais que ça te plairait ! Parles- en avec tes parents. On partirait du 1erJuillet au 30 Août.
Je me rends de ce pas à la cuisine afin d'expliquer cela à mes parents. Je crains qu'ils ne soient pas d'accord, et j'entends déjà les paroles habituelles que ma mère va certainement prononcer, mais après tout qu'est ce que j'ai à perdre ? Je traverse donc le couloir et approche timidement.
─ Le dîner est bientôt prêt ma chérie, dit joyeusement Maman en me voyant arriver.
─ Super ! Je meurs de faim !
Elle sourit. Je reste là, debout, m'entrelaçant frénétiquement les doigts. Elle finit par m'interroger.
─ Que se passe- t- il ma chérie ?
Je la regarde avec un léger sourire au coin des lèvres. Elle comprend instinctivement que j'ai quelque chose en tête.
─ Je t'écoute ! Dit- elle toute ouïe, te connaissant tu t'apprêtes à me demander une chose à laquelle tu sais pertinemment que je vais dire non.
Cette parole vient de me décourager, mais je décide tout de même de tenter ma chance. Papa pose son journal et me regarde d'un ½il attentif tout comme Maman qui vient de mettre en pause la préparation du dîner. Je leur explique que Carole m'invite à passer les vacances d'été avec elle en Allemagne, et à ma grande surprise, l'expression de leurs visages n'est pas aussi négative que je l'avais pensé.
─ Et bien je ne sais pas... dit ma mère l'air indécise.
Mon père en revanche semble plutôt d'accord.
─ Il est vrai que tu as fais une bonne année scolaire, dit- il fièrement, je n'y vois pas d'opposition.
Je me précipite dans ses bras pour lui exprimer ma joie.
─ Oh merci Papa !
Il me freine légèrement tout en profitant de ce moment de tendresse, qui je dois le dire, se fait des plus rares !
─ Ne cries pas victoire tout de suite Amy, ta mère n'a pas encore dit oui !
Je lâche doucement mon père et me tourne vers ma mère, attendant une réponse de sa part. Je lui fais ce visage d'enfant sage auquel elle ne peut résister et j'espère fort que cela fonctionne.
─ Ne fais pas cette tête, dit- elle en tentant de rester indifférente, tu sais que je déteste ça !
J'insiste un peu plus du regard. Elle pose ses gants de cuisine et soupire :
─ Bon c'est d'accord tu peux y aller, mais je veux un bulletin scolaire impeccable en fin d'année !
─ Merci Maman ! C'est promis !
Je quitte la cuisine et m'empresse d'aller téléphoner à Carole pour lui dire que je pars avec elle. Le mois qui a suivit a été extrêmement long, malgré les derniers jours de cours et les préparatifs du voyage. Je suis très impatiente de partir, beaucoup trop même, contrairement à Maman qui tente, depuis des jours, de cacher son inquiétude de me laisser partir si loin. Je le ressens et essaye de la rassurer, ce n'est pas ma mère pour rien !
30 juin 1998
Dix- sept heures, la sonnerie du collège retentit. Je sors de la salle de classe comme une flèche. Le dernier jour de cours vient enfin de s'écouler et je suis bien soulagée ! Je me dépêche de dire au revoir à mes amis et rentre à la maison. Aussitôt arrivée, Maman m'aide à vérifier que tout est fin prêt pour mon départ demain. La soirée aura été longue et j'ai mis un temps fou à m'endormir, mais le jour- J est tout de même arrivé.
1er Juillet 1998
Sept heures, mon réveil se met à sonner. Je ne tarde pas à me lever et à aller réveiller Maman qui doit me conduire à l'aéroport.
Je me prépare rapidement et ne prend même pas le temps de prendre un petit déjeuner, ce qui ne plait pas du tout à ma mère. Nous sortons de la maison et entrons dans la voiture. Nous sommes arrivées à l'aéroport à neuf heures et demie. Sept heures, mon réveil se met à sonner. Je ne tarde pas à me lever et à aller réveiller Maman qui doit me conduire à l'aéroport.
Je me prépare rapidement et ne prend même pas le temps de prendre un petit déjeuner, ce qui ne plait pas du tout à ma mère. Nous sortons de la maison et entrons dans la voiture. Nous sommes arrivées à l'aéroport à neuf heures et demie. Comme prévu, Carole est présente et a l'air en pleine forme. Elle porte une jolie robe noire avec une grosse ceinture blanche autour de la taille, les chaussures et le sac à main assortis, sans oublier ses longs cheveux noirs flottent au vent, ce qui allonge sa silhouette. Je me regarde rapidement grâce au reflet d'une porte vitrée à ma gauche, et aperçois la fille que je déteste le plus, moi ! Mes cheveux ondulés de couleur châtains clairs m'arrivant aux épaules me semblent termes, mon front est caché par une frange allant jusqu'à la pointe de mes cils, sans cacher mes yeux océan. Carole est vraiment plus jolie que moi, même si je suis un peu plus grande qu'elle du haut de mes 1 mètres 70. Je détourne rapidement le regard de la porte principale de l'aéroport et m'empresse d'aller la retrouver. Elle ôte ses lunettes de soleil et laisse apparaître ses yeux bleus, le sourire aux lèvres. Cette fille a le don de toujours sembler parfaite, elle prend beaucoup soin d'elle. Moi, j'ai beau passer du temps devant mon miroir, je ne vois qu'une fille simple, une fille banale, cette fille que je n'aime pas, mais que les gens adorent. Carole passe son temps à me dire que je suis folle de penser de telles choses car c'est faux, mais je n'y peux rien, je ne me suis jamais aimée telle que je suis. Maman prend mes deux valises, salue Carole et nous accompagne jusqu'aux portes d'embarquement.
─ Voilà, je dois vous laisser maintenant..., dit- elle avec regrets.
Je la serre dans mes bras et l'embrasse :
─ Merci pour tout Maman ! Ne te fais pas de soucis, je te téléphonerais tous les jours et je t'écrirais.
─ Oui, tu as intérêt ! Allez, file ! Vous allez manquer l'avion !
Nous nous éloignons en faisant des signes d'au revoir et passons au contrôle d'embarquement. J'ai un peu peur, ça fait si longtemps que je n'ai pas pris l'avion ! Je lance un regard à Carole qui comprend instinctivement.
─ N'ai pas peur ça va bien se passer, dit- elle avec assurance.
Elle me tire par le bras et nous montons dans l'avion à destination de Berlin. Nous nous installons, je tiens à peine en place tellement je suis excitée à l'idée de partir. Je n'hésite pas à montrer mon enthousiasme, à un tel point que ça a finit par agacer Carole.
─ Vas- tu cesser de t'agiter ainsi ? Grogne- t- elle.
─ Excuse- moi, répondis- je en me calmant, mais c'est fou, je n'arrive pas à croire que je suis avec toi dans cet avion et que je m'envole en Allemagne pour deux mois !
─ C'est vraiment super que tu ais pus venir, dit- elle avec le sourire, je vais te présenter mes amis, et on ne va pas s'ennuyer !
─ J'ai hâte de les connaître depuis le temps que tu m'en parles !
Je m'installe plus confortablement afin de rester calme. Une hôtesse de l'air vient nous apporter des collations que j'avale rapidement. Il y a comme un léger goût de « trop peu », de ce faite, je me souviens qu'ils ne sont pas très généreux au niveau de la nourriture dans les avions. Heureusement que Maman a pensé à remplir mon sac à dos par suffisamment de nourriture pour survivre au moins quinze jours dans le désert !
Une heure et demie plus tard.
Je viens à peine d'ouvrir les yeux, m'étant assouplie un court instant. Je tire le cache du hublot et constate que nous touchons presque terre. Ce fut si rapide que je n'ai même pas eu le temps de commencer le livre que j'avais emporté. Une fois l'avion arrêté au sol, nous détachons nos ceintures et sortons avec Carole, nous allons retrouver sa tante Anna, qui va nous accueillir pour les deux mois à venir. Elle est grande, porte une jolie robe flottante de couleur blanche, accompagnée d'un chapeau assorti et de grosses lunettes de soleil qui recouvrent entièrement ses yeux. Nous nous dirigeons vers elle et Carole est immédiatement prise sous son étreinte.
─ Carole, ma chérie, comme tu as grandit ! S'exclame Anna.
─ Tante Anna ! Je suis si contente de te revoir ! Lui répond Carole.
─ Et moi donc ! Alors, vas- tu me présenter ton amie ?
─ Oui ! Où avais- je la tête !
Carole fait les présentations.
─ Très heureuse de te connaître Amy, Carole m'a beaucoup parlé de toi !
─ J'imagine ! Je parle beaucoup d'elle aussi de mon côté. Merci de m'accueillir chez- vous durant les vacances et je suis ravie de vous connaître aussi.
Je lui fais mon plus beau sourire qu'elle me rend, et remarque alors que ses dents sont d'un blanc éclatant. Nous allons ensuite récupérer nos bagages puis, nous sortons de l'aéroport pour allez chez Anna. Nous arrivons peu après à destination. Je sors de la voiture et reste bouche bée devant cette maison qui émerveille mon champ de vision. Carole n'hésite pas à se moquer de moi :
─ Ferme- donc la bouche, on croirait voir un poisson hors de l'eau !
─ Mon dieu ! Cette maison est magnifique !
─ Merci, je l'adore aussi, j'ai passé ici une grande partie de mon enfance.
Son regard laisse apercevoir la lourdeur de sa peine et de ses regrets pour ce passé auquel elle tient tant. Elle reste pensive un court instant, jusqu'à ce qu'elle s'aperçoive que je la regarde. Elle change immédiatement de face :
─ Bon ! On dépose nos sacs et on va voir Bill et Tom, dit- elle, je vais te montrer ta chambre.
Elle me mène à ma chambre, par laquelle je suis à nouveau émerveillée. C'est immense ! Les murs sont blancs, comme si la peinture venait d'être posée et de jolis cadres ornent la pièce.
─ On dirait que ta chambre te plaît ! Me dit Carole avec un grand sourire.
─ Oui c'est incroyable comme cette maison me fait rêver !
Nous déposons nos sacs et prenons un taxi pour nous rendre à la gare. Avec tout ça, j'ai oublié de téléphoner à Maman ! Je le fais sans tarder. Nous prenons ensuite le train, puis un autre taxi qui nous dépose jusqu'à chez Bill et Tom. Arrivées devant la maison, je commence déjà à être intimidée :
─ Allez avance un peu ! Dit Carole en s'impatientant.
─ Mais j'ai peur !
─ Il n'y a pas de quoi avoir peur, ils ne vont pas te manger ! Allez viens !
Voyant qu'elle s'impatiente sérieusement, je finis par me laisser guider. Oui, j'avais oublié ce petit détail, Carole n'est pas vraiment du genre patiente ! Nous arrivons devant la porte de la maison des garçons. Carole sonne et leur mère vient nous ouvrir. Elle l'embrasse, la serrant dans ses bras et me salue joyeusement. C'est le genre de Maman plutôt bien conservée. Elle porte un jean noir et une chemise blanche, et une pince tient ses cheveux blonds attachés. Carole fait alors les présentations :
─ Amy je te présente Simone, la meilleure amie de ma mère. Simone, voici Amy, une amie que j'avais rencontrée dans l'avion le jour où j'ai quitté l'Allemagne.
─ Enchantée Amy ! Répond vivement Simone.
Je souri timidement.
─ Ca fait un bien fou de te revoir en si grande forme Carole, et quelle belle jeune- fille tu deviens !
─ Ca me fais plaisir de te revoir aussi, les garçons et toi m'avez terriblement manqués !
C'est à ce moment là que les deux garçons arrivent.
─Quand on parle du loup ! Lance Simone en voyant ses jumeaux arriver en bondissant.
Les garçons et Carole ne tardent pas une seconde de plus à se sauter dans les bras et à se couvrir de baisers. Les voilà qui viennent me saluer. Apriori, ils aiment beaucoup Carole vu l'accueil qu'ils lui ont fait.
─ Et bien je vais vous laisser profiter les uns des autres, dit Simone, entrez donc à l'intérieur, vous serez plus à l'aise, moi je monte à mon bureau à l'étage.
Nous entrons à l'intérieur et nous installons dans le salon. J'observe les deux garçons que je trouve particulièrement mignons. Tom est blond foncé et porte des dread locks, il a les yeux marrons et il est déjà bien grand pour un si petit garçon. Bill est identique à la seule différence qu'il a les cheveux teints en noir, quelques mèches rouges et une coiffure différente, très originale d'ailleurs.
─ Alors Carole tu me présente tes copains ? Dis- je un peu intimidée.
─ Oui. Les garçons je vous présente Amy, Amy voici Bill et Tom.
─ Contents de te connaître ! Répondent joyeusement les deux garçons.
Je ne peux que sourire, je suis incapable de leur adresser la parole. La timidité, quel handicap !
─ Ca ne se voit peut- être pas mais ils sont jumeaux, précise Carole.
─ Oui en effet, je l'avais remarqué, il y a une grande ressemblance hormis leurs styles différents.
Je bégaye à chaque parole que je prononce, c'est insupportable !
─ Oui mais comme ça on les distingue bien ! Et cesse donc de bégayer ainsi !
Elle vient de me couvrir de honte, je suis rouge écarlate ! Les deux jumeaux rient discrètement et proposent finalement d'aller jouer. Carole et moi les suivons sans attendre.
Nous sommes tous les quatre assis par terre autour d'un tapis de jeu dans la chambre des garçons. Amy commence à se sentir plus à l'aise et elle semble ravie d'être là. La complicité prend place au fur et à mesure que le temps passe. Au bout d'un certain moment, Bill interrompt la partie ce qui fait râler Tom :
─ Bill !
─ Désolé.
─ Ce n'est pas grave j'en avais marre de ce jeu de toutes façons, dis- je en déposant les dés que j'avais en main.
─ Carole, ça nous fait vraiment plaisir de te revoir tu nous as beaucoup manqué à Tom et moi.
─ Oui et Bill n'a pas arrêté de parler de toi !
─ Non ce n'est pas vrai !
─ Si c'est vrai !
Et voilà qu'ils se chamaillent.
─ Vous m'avez manqués aussi, mais arrêtez de vous chamailler !
─ C'est lui qui a commencé !
─ Non c'est toi !
─ Ils sont si mignons ! Dit Amy en les regardant.
─ Au lieu de vous disputer, dites- nous un peu ce que vous avez prévu de faire pour ces deux mois de vacances ?
─ Te voir ! Répondent- ils avec un grand sourire.
─ On va être tous les jours ensembles tout les quatre alors !
─ Oui, si Amy veut bien supporter de nous voir pendant deux mois, dit Bill.
─ Oui, avec plaisir ! Répond- elle.
Le courant passe bien entre Tom et Amy, et moi je m'entends déjà très bien avec Bill. Les vacances se sont déroulées à merveille, et c'est sans doutes les meilleures que j'ai passées jusque là. Nous avons vraiment vécus des moments inoubliables avec les jumeaux. Amy est heureuse de les connaître, elle les adore déjà, à un tel point qu'elle a pleuré à flots lorsqu'il a fallut repartir à Paris.
30 Août 1998
Nous voilà à nouveau dans l'avion pour notre retour en France, là où nos parents et nos amis nous attendent. Après deux mois de vacances inoubliables en Allemagne avec Carole et les garçons, je repars pleine de merveilleux souvenirs, mais je ne peux m'empêcher de laisser couler mes larmes. Je revois sans cesse le visage de Tom me disant péniblement au revoir, et celui de Bill pleurant dans les bras de Carole. Il tient énormément à elle, ça se voit, et il ne s'en cache pas. Carole, elle, ne montre jamais ses faiblesses, notamment lorsqu'elle est triste, jamais elle ne pleure. J'apprécie ce trait de sa personnalité, sans doute que ça me rend plus forte parfois. Je l'admire vraiment !
─ Allez arrêtes de pleurer, on repart en Allemagne aux prochaines vacances, tu vas les revoir ! Me dit- elle en me tendant un mouchoir.
─ Comment fais- tu pour toujours être aussi positive ? Répondis- je en essuyant mes larmes qui coulent.
─ Tout dépend des personnes.
Je crois que je n'ai jamais autant pleuré depuis ce jour où j'ai définitivement quitté l'Allemagne, il y a maintenant un an. Je suis si triste de quitter à nouveaux mon pays, si triste de devoir partir et laisser derrière- moi tant de souvenirs et tant de bonnes choses ! Je trouve ça injuste, comme Carole, depuis un an j'ai le mal du pays, mais tout le monde s'en moque, elle seule peut me comprendre parce qu'elle vit la même chose. C'est ce qui fait que nous sommes si proches l'une de l'autre.
─ Carole, tu me promets que tu m'emmèneras à nouveau la prochaine fois ?
─ C'est promis, tu reviendras avec moi pour les prochaines vacances !
Mon visage s'illumine alors d'un sourire, un sourire d'espoir et de joie, car je sais que le paysage que je vois défiler au loin, je vais le retrouver très bientôt.
