Tome 1 - Chapitre 1: Le début du rêve

Tome 1 - Chapitre 1: Le début du rêve
Tome 1


Chapitre 1


Le début du rêve.


Point de vue d'Amy

Juin 1998

Je suis Amy Schwarz, je suis née le quatre mars 1987 à Hambourg en Allemagne. A l'âge de dix ans, je quittais mon pays avec mes parents et mon frère aîné pour venir habiter ici, à Paris. Ce jour- là, jamais je ne l'oublierais ! Non pas parce que ça a été le pire, mais surtout parce que j'ai fais la rencontre de Carole, cette fille qui en entrant dans ma vie a tout changé en un claquement de doigts. Elle est de ce jour devenue une personne indispensable pour moi, et comme une s½ur, je lui confie toute ma vie. Mon histoire ? Inutile de vous dire à quel point elle est exceptionnelle, laissez- moi plutôt vous la raconter :

Tout commence en Juin 1998. Je m'en souviens encore comme si c'était hier !
Je suis là, dans ma chambre à rêvasser tranquillement comme chaque soir après les cours. Mon année scolaire ? Pas la peine de vous en parler, je n'ais vraiment pas quoi me venter ! Mais je veux tout de même réussir donc, bien sûre mes devoirs sont terminés. Je n'ai à présent plus rien à faire, et je m'ennuie c'est atroce ! Je m'allonge sur mon lit, regardant le plafond et les murs, bercée par la musique que j'écoute. Me voilà plongée dans mon bain de pensées quand soudain, j'entends mon prénom raisonner :

« Amy ! »

Maman m'appel ! Voila qu'elle vient troubler mon repos. Qu'est- ce qu'elle a encore ? Pourquoi faut- il toujours qu'elle hurle ? Jamais il ne lui arrive d'être calme, ma mère est toujours stressée. Moi au contraire je suis plutôt calme et je ne me presse pas pour sortir de ma chambre, ce qui la fait crier à nouveau :

« Amy ! Carole au téléphone ! »

Carole qui m'appelle ! Enfin un peu d'animation ! Je bondis de mon lit et prend le téléphone :

─ Salut Carole !
─ Salut Amy ! Je voulais te proposer quelque chose pour cet été.
─ Je t'écoute.
─ Ca te dirait de partir avec moi chez ma tante à Berlin ?
─ Oh Oui ! Ce serait vraiment super !
─ Je savais que ça te plairait ! Parles- en avec tes parents. On partirait du 1erJuillet au 30 Août.

Je me rends de ce pas à la cuisine afin d'expliquer cela à mes parents. Je crains qu'ils ne soient pas d'accord, et j'entends déjà les paroles habituelles que ma mère va certainement prononcer, mais après tout qu'est ce que j'ai à perdre ? Je traverse donc le couloir et approche timidement.

─ Le dîner est bientôt prêt ma chérie, dit joyeusement Maman en me voyant arriver.
─ Super ! Je meurs de faim !

Elle sourit. Je reste là, debout, m'entrelaçant frénétiquement les doigts. Elle finit par m'interroger.

─ Que se passe- t- il ma chérie ?

Je la regarde avec un léger sourire au coin des lèvres. Elle comprend instinctivement que j'ai quelque chose en tête.

─ Je t'écoute ! Dit- elle toute ouïe, te connaissant tu t'apprêtes à me demander une chose à laquelle tu sais pertinemment que je vais dire non.

Cette parole vient de me décourager, mais je décide tout de même de tenter ma chance. Papa pose son journal et me regarde d'un ½il attentif tout comme Maman qui vient de mettre en pause la préparation du dîner. Je leur explique que Carole m'invite à passer les vacances d'été avec elle en Allemagne, et à ma grande surprise, l'expression de leurs visages n'est pas aussi négative que je l'avais pensé.

─ Et bien je ne sais pas... dit ma mère l'air indécise.

Mon père en revanche semble plutôt d'accord.

─ Il est vrai que tu as fais une bonne année scolaire, dit- il fièrement, je n'y vois pas d'opposition.

Je me précipite dans ses bras pour lui exprimer ma joie.

─ Oh merci Papa !

Il me freine légèrement tout en profitant de ce moment de tendresse, qui je dois le dire, se fait des plus rares !

─ Ne cries pas victoire tout de suite Amy, ta mère n'a pas encore dit oui !

Je lâche doucement mon père et me tourne vers ma mère, attendant une réponse de sa part. Je lui fais ce visage d'enfant sage auquel elle ne peut résister et j'espère fort que cela fonctionne.

─ Ne fais pas cette tête, dit- elle en tentant de rester indifférente, tu sais que je déteste ça !

J'insiste un peu plus du regard. Elle pose ses gants de cuisine et soupire :

─ Bon c'est d'accord tu peux y aller, mais je veux un bulletin scolaire impeccable en fin d'année !
─ Merci Maman ! C'est promis !

Je quitte la cuisine et m'empresse d'aller téléphoner à Carole pour lui dire que je pars avec elle. Le mois qui a suivit a été extrêmement long, malgré les derniers jours de cours et les préparatifs du voyage. Je suis très impatiente de partir, beaucoup trop même, contrairement à Maman qui tente, depuis des jours, de cacher son inquiétude de me laisser partir si loin. Je le ressens et essaye de la rassurer, ce n'est pas ma mère pour rien !


30 juin 1998

Dix- sept heures, la sonnerie du collège retentit. Je sors de la salle de classe comme une flèche. Le dernier jour de cours vient enfin de s'écouler et je suis bien soulagée ! Je me dépêche de dire au revoir à mes amis et rentre à la maison. Aussitôt arrivée, Maman m'aide à vérifier que tout est fin prêt pour mon départ demain. La soirée aura été longue et j'ai mis un temps fou à m'endormir, mais le jour- J est tout de même arrivé.


1er Juillet 1998

Sept heures, mon réveil se met à sonner. Je ne tarde pas à me lever et à aller réveiller Maman qui doit me conduire à l'aéroport.
Je me prépare rapidement et ne prend même pas le temps de prendre un petit déjeuner, ce qui ne plait pas du tout à ma mère. Nous sortons de la maison et entrons dans la voiture. Nous sommes arrivées à l'aéroport à neuf heures et demie. Sept heures, mon réveil se met à sonner. Je ne tarde pas à me lever et à aller réveiller Maman qui doit me conduire à l'aéroport.
Je me prépare rapidement et ne prend même pas le temps de prendre un petit déjeuner, ce qui ne plait pas du tout à ma mère. Nous sortons de la maison et entrons dans la voiture. Nous sommes arrivées à l'aéroport à neuf heures et demie. Comme prévu, Carole est présente et a l'air en pleine forme. Elle porte une jolie robe noire avec une grosse ceinture blanche autour de la taille, les chaussures et le sac à main assortis, sans oublier ses longs cheveux noirs flottent au vent, ce qui allonge sa silhouette. Je me regarde rapidement grâce au reflet d'une porte vitrée à ma gauche, et aperçois la fille que je déteste le plus, moi ! Mes cheveux ondulés de couleur châtains clairs m'arrivant aux épaules me semblent termes, mon front est caché par une frange allant jusqu'à la pointe de mes cils, sans cacher mes yeux océan. Carole est vraiment plus jolie que moi, même si je suis un peu plus grande qu'elle du haut de mes 1 mètres 70. Je détourne rapidement le regard de la porte principale de l'aéroport et m'empresse d'aller la retrouver. Elle ôte ses lunettes de soleil et laisse apparaître ses yeux bleus, le sourire aux lèvres. Cette fille a le don de toujours sembler parfaite, elle prend beaucoup soin d'elle. Moi, j'ai beau passer du temps devant mon miroir, je ne vois qu'une fille simple, une fille banale, cette fille que je n'aime pas, mais que les gens adorent. Carole passe son temps à me dire que je suis folle de penser de telles choses car c'est faux, mais je n'y peux rien, je ne me suis jamais aimée telle que je suis. Maman prend mes deux valises, salue Carole et nous accompagne jusqu'aux portes d'embarquement.

─ Voilà, je dois vous laisser maintenant..., dit- elle avec regrets.

Je la serre dans mes bras et l'embrasse :

─ Merci pour tout Maman ! Ne te fais pas de soucis, je te téléphonerais tous les jours et je t'écrirais.
─ Oui, tu as intérêt ! Allez, file ! Vous allez manquer l'avion !

Nous nous éloignons en faisant des signes d'au revoir et passons au contrôle d'embarquement. J'ai un peu peur, ça fait si longtemps que je n'ai pas pris l'avion ! Je lance un regard à Carole qui comprend instinctivement.

─ N'ai pas peur ça va bien se passer, dit- elle avec assurance.

Elle me tire par le bras et nous montons dans l'avion à destination de Berlin. Nous nous installons, je tiens à peine en place tellement je suis excitée à l'idée de partir. Je n'hésite pas à montrer mon enthousiasme, à un tel point que ça a finit par agacer Carole.

─ Vas- tu cesser de t'agiter ainsi ? Grogne- t- elle.
─ Excuse- moi, répondis- je en me calmant, mais c'est fou, je n'arrive pas à croire que je suis avec toi dans cet avion et que je m'envole en Allemagne pour deux mois !
─ C'est vraiment super que tu ais pus venir, dit- elle avec le sourire, je vais te présenter mes amis, et on ne va pas s'ennuyer !
─ J'ai hâte de les connaître depuis le temps que tu m'en parles !

Je m'installe plus confortablement afin de rester calme. Une hôtesse de l'air vient nous apporter des collations que j'avale rapidement. Il y a comme un léger goût de « trop peu », de ce faite, je me souviens qu'ils ne sont pas très généreux au niveau de la nourriture dans les avions. Heureusement que Maman a pensé à remplir mon sac à dos par suffisamment de nourriture pour survivre au moins quinze jours dans le désert !


Une heure et demie plus tard.

Je viens à peine d'ouvrir les yeux, m'étant assouplie un court instant. Je tire le cache du hublot et constate que nous touchons presque terre. Ce fut si rapide que je n'ai même pas eu le temps de commencer le livre que j'avais emporté. Une fois l'avion arrêté au sol, nous détachons nos ceintures et sortons avec Carole, nous allons retrouver sa tante Anna, qui va nous accueillir pour les deux mois à venir. Elle est grande, porte une jolie robe flottante de couleur blanche, accompagnée d'un chapeau assorti et de grosses lunettes de soleil qui recouvrent entièrement ses yeux. Nous nous dirigeons vers elle et Carole est immédiatement prise sous son étreinte.

─ Carole, ma chérie, comme tu as grandit ! S'exclame Anna.
─ Tante Anna ! Je suis si contente de te revoir ! Lui répond Carole.
─ Et moi donc ! Alors, vas- tu me présenter ton amie ?
─ Oui ! Où avais- je la tête !

Carole fait les présentations.

─ Très heureuse de te connaître Amy, Carole m'a beaucoup parlé de toi !
─ J'imagine ! Je parle beaucoup d'elle aussi de mon côté. Merci de m'accueillir chez- vous durant les vacances et je suis ravie de vous connaître aussi.

Je lui fais mon plus beau sourire qu'elle me rend, et remarque alors que ses dents sont d'un blanc éclatant. Nous allons ensuite récupérer nos bagages puis, nous sortons de l'aéroport pour allez chez Anna. Nous arrivons peu après à destination. Je sors de la voiture et reste bouche bée devant cette maison qui émerveille mon champ de vision. Carole n'hésite pas à se moquer de moi :

─ Ferme- donc la bouche, on croirait voir un poisson hors de l'eau !
─ Mon dieu ! Cette maison est magnifique !
─ Merci, je l'adore aussi, j'ai passé ici une grande partie de mon enfance.

Son regard laisse apercevoir la lourdeur de sa peine et de ses regrets pour ce passé auquel elle tient tant. Elle reste pensive un court instant, jusqu'à ce qu'elle s'aperçoive que je la regarde. Elle change immédiatement de face :

─ Bon ! On dépose nos sacs et on va voir Bill et Tom, dit- elle, je vais te montrer ta chambre.

Elle me mène à ma chambre, par laquelle je suis à nouveau émerveillée. C'est immense ! Les murs sont blancs, comme si la peinture venait d'être posée et de jolis cadres ornent la pièce.

─ On dirait que ta chambre te plaît ! Me dit Carole avec un grand sourire.
─ Oui c'est incroyable comme cette maison me fait rêver !

Nous déposons nos sacs et prenons un taxi pour nous rendre à la gare. Avec tout ça, j'ai oublié de téléphoner à Maman ! Je le fais sans tarder. Nous prenons ensuite le train, puis un autre taxi qui nous dépose jusqu'à chez Bill et Tom. Arrivées devant la maison, je commence déjà à être intimidée :

─ Allez avance un peu ! Dit Carole en s'impatientant.
─ Mais j'ai peur !
─ Il n'y a pas de quoi avoir peur, ils ne vont pas te manger ! Allez viens !

Voyant qu'elle s'impatiente sérieusement, je finis par me laisser guider. Oui, j'avais oublié ce petit détail, Carole n'est pas vraiment du genre patiente ! Nous arrivons devant la porte de la maison des garçons. Carole sonne et leur mère vient nous ouvrir. Elle l'embrasse, la serrant dans ses bras et me salue joyeusement. C'est le genre de Maman plutôt bien conservée. Elle porte un jean noir et une chemise blanche, et une pince tient ses cheveux blonds attachés. Carole fait alors les présentations :

─ Amy je te présente Simone, la meilleure amie de ma mère. Simone, voici Amy, une amie que j'avais rencontrée dans l'avion le jour où j'ai quitté l'Allemagne.
─ Enchantée Amy ! Répond vivement Simone.

Je souri timidement.

─ Ca fait un bien fou de te revoir en si grande forme Carole, et quelle belle jeune- fille tu deviens !
─ Ca me fais plaisir de te revoir aussi, les garçons et toi m'avez terriblement manqués !
C'est à ce moment là que les deux garçons arrivent.
─Quand on parle du loup ! Lance Simone en voyant ses jumeaux arriver en bondissant.

Les garçons et Carole ne tardent pas une seconde de plus à se sauter dans les bras et à se couvrir de baisers. Les voilà qui viennent me saluer. Apriori, ils aiment beaucoup Carole vu l'accueil qu'ils lui ont fait.

─ Et bien je vais vous laisser profiter les uns des autres, dit Simone, entrez donc à l'intérieur, vous serez plus à l'aise, moi je monte à mon bureau à l'étage.

Nous entrons à l'intérieur et nous installons dans le salon. J'observe les deux garçons que je trouve particulièrement mignons. Tom est blond foncé et porte des dread locks, il a les yeux marrons et il est déjà bien grand pour un si petit garçon. Bill est identique à la seule différence qu'il a les cheveux teints en noir, quelques mèches rouges et une coiffure différente, très originale d'ailleurs.

─ Alors Carole tu me présente tes copains ? Dis- je un peu intimidée.
─ Oui. Les garçons je vous présente Amy, Amy voici Bill et Tom.
─ Contents de te connaître ! Répondent joyeusement les deux garçons.

Je ne peux que sourire, je suis incapable de leur adresser la parole. La timidité, quel handicap !

─ Ca ne se voit peut- être pas mais ils sont jumeaux, précise Carole.
─ Oui en effet, je l'avais remarqué, il y a une grande ressemblance hormis leurs styles différents.

Je bégaye à chaque parole que je prononce, c'est insupportable !

─ Oui mais comme ça on les distingue bien ! Et cesse donc de bégayer ainsi !

Elle vient de me couvrir de honte, je suis rouge écarlate ! Les deux jumeaux rient discrètement et proposent finalement d'aller jouer. Carole et moi les suivons sans attendre.



Point de vue de Carole

Nous sommes tous les quatre assis par terre autour d'un tapis de jeu dans la chambre des garçons. Amy commence à se sentir plus à l'aise et elle semble ravie d'être là. La complicité prend place au fur et à mesure que le temps passe. Au bout d'un certain moment, Bill interrompt la partie ce qui fait râler Tom :

─ Bill !
─ Désolé.
─ Ce n'est pas grave j'en avais marre de ce jeu de toutes façons, dis- je en déposant les dés que j'avais en main.
─ Carole, ça nous fait vraiment plaisir de te revoir tu nous as beaucoup manqué à Tom et moi.
─ Oui et Bill n'a pas arrêté de parler de toi !
─ Non ce n'est pas vrai !
─ Si c'est vrai !

Et voilà qu'ils se chamaillent.

─ Vous m'avez manqués aussi, mais arrêtez de vous chamailler !
─ C'est lui qui a commencé !
─ Non c'est toi !
─ Ils sont si mignons ! Dit Amy en les regardant.
─ Au lieu de vous disputer, dites- nous un peu ce que vous avez prévu de faire pour ces deux mois de vacances ?
─ Te voir ! Répondent- ils avec un grand sourire.
─ On va être tous les jours ensembles tout les quatre alors !
─ Oui, si Amy veut bien supporter de nous voir pendant deux mois, dit Bill.
─ Oui, avec plaisir ! Répond- elle.

Le courant passe bien entre Tom et Amy, et moi je m'entends déjà très bien avec Bill. Les vacances se sont déroulées à merveille, et c'est sans doutes les meilleures que j'ai passées jusque là. Nous avons vraiment vécus des moments inoubliables avec les jumeaux. Amy est heureuse de les connaître, elle les adore déjà, à un tel point qu'elle a pleuré à flots lorsqu'il a fallut repartir à Paris.



Point de vue d'Amy

30 Août 1998

Nous voilà à nouveau dans l'avion pour notre retour en France, là où nos parents et nos amis nous attendent. Après deux mois de vacances inoubliables en Allemagne avec Carole et les garçons, je repars pleine de merveilleux souvenirs, mais je ne peux m'empêcher de laisser couler mes larmes. Je revois sans cesse le visage de Tom me disant péniblement au revoir, et celui de Bill pleurant dans les bras de Carole. Il tient énormément à elle, ça se voit, et il ne s'en cache pas. Carole, elle, ne montre jamais ses faiblesses, notamment lorsqu'elle est triste, jamais elle ne pleure. J'apprécie ce trait de sa personnalité, sans doute que ça me rend plus forte parfois. Je l'admire vraiment !

─ Allez arrêtes de pleurer, on repart en Allemagne aux prochaines vacances, tu vas les revoir ! Me dit- elle en me tendant un mouchoir.
─ Comment fais- tu pour toujours être aussi positive ? Répondis- je en essuyant mes larmes qui coulent.
─ Tout dépend des personnes.

Je crois que je n'ai jamais autant pleuré depuis ce jour où j'ai définitivement quitté l'Allemagne, il y a maintenant un an. Je suis si triste de quitter à nouveaux mon pays, si triste de devoir partir et laisser derrière- moi tant de souvenirs et tant de bonnes choses ! Je trouve ça injuste, comme Carole, depuis un an j'ai le mal du pays, mais tout le monde s'en moque, elle seule peut me comprendre parce qu'elle vit la même chose. C'est ce qui fait que nous sommes si proches l'une de l'autre.

─ Carole, tu me promets que tu m'emmèneras à nouveau la prochaine fois ?
─ C'est promis, tu reviendras avec moi pour les prochaines vacances !

Mon visage s'illumine alors d'un sourire, un sourire d'espoir et de joie, car je sais que le paysage que je vois défiler au loin, je vais le retrouver très bientôt.


# Posté le dimanche 11 octobre 2009 15:33

Modifié le mercredi 14 octobre 2009 17:58

Chapitre 2: L'annonce.

Chapitre 2: L'annonce.
Chapitre 2


L'annonce.


Point de vue de Carole

Juillet 2001

Quatre ans sont passés à présent, les jumeaux ont douze ans dans deux mois, Amy a quatorze ans, et moi j'ai quinze ans. Nous voilà à nouveau en Allemagne pour de nouvelles vacances à passer en compagnie des jumeaux. Amy et moi sommes directement allées chez eux à notre arrivée. Leur faire une surprise était sans doute une très bonne idée. Bill vient ouvrir la porte et, à sa grande surprise, il fait un bon vers moi en nous voyant :

─ CAROLE !

Je perds presque l'équilibre quand il m'atteint.

─ Vas- y doucement Bill, dis- je en me retenant à lui.

Il recule légèrement et me prend par les mains.

─ Je suis si heureux de te voir !
─ Moi aussi, tu m'as beaucoup manqué !

Il salue ensuite Amy, qui se sent un peu oubliée. Tom arrive à son tour, tout aussi surpris que son frère :

─ Qu'est- ce que...
─ Surprise ! Répond Amy d'une petite voix.

Il nous serre dans ses bras et nous entrons à l'intérieur de la maison.
Nous voilà réunis tout les quatre dans le salon.

─ Ca tombe bien que vous soyez là, s'écrie Bill.

Nous l'interrogeons du regard. Tom s'avance :

─ Les filles assaillez- vous, nous avons quelque chose à vous dire.

Nous approchons timidement. Tom parle le premier :

─ Voilà, ça fait six ans que je joue de la guitare...
─ Et ça fait six ans que je compose et on me dit que je chante juste, poursuit Bill.
─ Vous êtes en train de nous dire que vous voulez monter un groupe ? Demande Amy en ouvrant de grands yeux.
─ En faite le groupe est déjà monté...

Amy et moi restons bouche bée.

─ GUSTAV ! GEORG ! Crie Bill.

Deux garçons entrent dans le salon. Amy et Moi les regardons de haut en bas, nous sommes intimidées et eux aussi en ont l'aire. Ils sont complètement différents des jumeaux, leur style vestimentaire sont simples, et ils semblent naturels et décontractés. Gustav a les cheveux courts et blonds, les yeux marron, et il n'est pas très grand. Georg est de taille moyenne et plutôt musclé, il a les yeux verts et porte ses cheveux mi- longs, de couleur châtain clair. Tom fait les présentations :

─ Voici Georg, le bassiste et Gustav, le batteur !

Nous nous saluons et je leur souris, ils font de même. Mes yeux s'arrêtent un court instant sur Gustav, puis je détourne la tête. Amy est très enthousiaste de leur apparition, et pour une fois, elle n'est pas du tout intimidée, au contraire elle fait même le premier pas vers eux :

─ Moi c'est Amy.
─ Moi c'est Carole.
─ Enchantés de vous connaître.
─ Quel âge avez- vous ? Demande Amy.
─ Moi j'ai treize ans et Georg a quatorze ans.
─ Je suis très heureuse pour vous les garçons ! Dis- je sincèrement.
─ Et il n'y a pas que ça ! Dit Bill.
─ Pardon ?
─ Demain soir nous donnons notre premier concert, c'est dans un pub, mais on est déjà très heureux d'avoir cette opportunité ! Annonce Tom fièrement.
─ C'est fantastique ! Dis- je en le serrant dans mes bras.

Je suis réellement heureuse pour eux, c'est leur passion qu'ils vont mettre en application, et je sais déjà qu'ils vont nous en mettre plein la vue !

─ Et comment allez- vous nommer votre groupe ? Demande curieusement Amy.
─ Devilish ! Répondent les garçons tous en c½ur.
« Dewilish ! Ce nom leur va à merveille, et vu les petits monstres qu'ils sont, ça sonne plutôt bien ! » Me dis- je après avoir entendu cela.

─ Je vous souhaite toute la réussite pour votre groupe. Répond Amy.
─ Oui, et je suis sûre que vous allez être bons, j'y crois dur comme fer ! Dis- je.
─ Merci les filles !

Nous restons un moment à discuter pour faire connaissance avec Georg et Gustav, quand Tom finit par mettre un terme à notre conversation :

─ Désolé les filles, il est neuf heures, on doit aller répéter.
─ Oh non !
─ On va vite revenir, dit Bill, vous n'avez qu'à nous attendre ici.

Bill s'approche de moi et me regarde un instant. Je laisse s'écouler quelques secondes et finis par lui demander ce qu'il y a. Il plonge ses yeux dans les miens :

─ Tu le pense vraiment ce que tu as dis tout à l'heure ?
─ Que j'y crois dur comme fer ? Evidement que je le pense !

Il souri et me serre tendrement dans ses bras en murmurant :

─ Merci Carole, j'ai toujours su que je pouvais compter sur toi !

Je lui souri à mon tour et le laisse repartir en direction des garçons qui attendent.

─ On profitera d'être ensembles cet après- midi, promit Tom en nous faisant un clin d'½il.
─ Et si vous avez besoin de quelque chose, notre mère est à l'étage, ajoute Bill.

Ils s'en vont à leur répétition, et je me retrouve seule avec Amy. Nous allons à la cuisine et commençons à discuter autour d'un chocolat chaud.

─ C'est vraiment une bonne nouvelle que les garçons nous ont annoncée ! Dis- je avec un sourire béat.
─ Oui, qui l'eut cru !
─ Et j'aime beaucoup Gustav !
─ Moi j'aurais plutôt dit que c'était Bill qui te plaisais, mais si tu le dis...
─ Non ! Tu es folle ! Bill et moi nous sommes amis !
─ Et alors ?
─ Ne sois pas ridicule, il n y aura jamais rien entre Bill et moi !
─ Ok, oublie ce que j'ai dis alors. Moi je ne suis pas attirée par Gustav de toute façon, donc si tu veux sortir avec lui tu as le champ libre.
─ Il y'en a un qui te plais au moins ?
─ Oui j'aime bien Tom ...

Je la regarde un instant et me mit à rire. La pauvre fille vient de prononcer le prénom du garçon qu'elle a le moins de chance de pouvoir séduire.

─ Je peux savoir ce qui te fait rire ? Dit- elle d'un ton mécontent.
─ Tu rêves ! Il ne s'intéressera jamais à toi ! Répondis- je en riant avec sarcasme.
─ Et pourquoi ça ?
─ Tom vise bien plus haut, tu n'es pas le genre de fille qui peut le faire craquer.
─ Je vais quand même essayer !

D'après sa réponse, elle affirme qu'elle se donne une chance de le séduire. Rien que l'idée me fait sourire, mais si elle a de l'espoir tant mieux pour elle !
Nous restons à nos discussions jusqu'au retour des garçons vers dix heures :

─ Nous revoilà ! S'écrie Bill.
─ Déjà ?
─ Oui, on a fait court on voulait vous retrouver.
─ Ce n'est pas sérieux !
─ Je t'ai manqué Amy ? Demanda Tom.
─ Non !
─ C'étai méchant ça ! Je te boude !
─ Oui, et dans deux minutes tu vas me dire que tu es désolé et tu vas me demander un câlin !
─ N'importe quoi !
─ Elle a raison Tom !
─ Merci de me soutenir Bill !

Je suis très surprise de voir l'importance que Tom peut donner à Amy. Je me suis sans doute trompée dans mon jugement.

─ En tout cas toi tu m'as manqué Carole !
─ Toi aussi tu m'as manqué Bill, mais où est Gustav ?
─ Dis tout de suite que tu te fiche de moi !
─ Mais non.
─ Tu craques pour Gustav ? C'est ça ?

Je ne réponds pas. Pourquoi lui ais- je dis cela ? Quelle sotte je fais parfois !

─ Carole, on se dit tout depuis qu'on est petits...

Le regard qu'il me lance est de ceux auxquels je ne peux résister. Il est vrai que l'on ne se cache rien, mais toute vérité n'est pas forcément bonne à dire. Je tente de détourner les yeux, mais il insiste en me faisant comprendre, par son regard, qu'il veut à tout prix une réponse. Bill me connaît, et il sait utiliser les bonnes méthodes pour me faire parler. Je finis alors par lui répondre :

─ Oui je le trouve mignon et alors ? Ça te dérange ?
─ Non mais bon...

Gustav arrive, et Bill n'a pas put terminer la phrase qu'il commençait. Il semblait déçu par ma réponse.

─ On parle de moi ici ? Demande Gustav.
Bill et moi nous trouvons perplexes. Le silence règne pendant un long moment, et Gustav attend toujours une réponse. J'ai une profonde envie de tuer Bill à cet instant même !

─ Je vous écoute ! Dit- il l'air impatient.

Bill se gratte la tête, ne sachant que dire, alors que je le fusille du regard. Il finit par parler :

─ Et bien ... Oui on parlait de toi.

Je le coupe immédiatement.

─ Non pas du tout !

Mais Gustav ne semble pas convaincu de ma réponse :

─ J'ai entendu mon prénom je veux savoir ce que vous avez dit.

Je suis tellement gênée ! Je ne sais plus quoi faire, je garde le silence, mais Bill met un terme à ce moment pénible :

─ Carole a dit qu'elle te trouvait mignon !

Je lui pince le bras.

─ Aille !
─ Crétin !
─ Quelle discrétion ! Dit Gustav en soupirant.

Je perds mes mots.

─ Ne l'écoutes pas ! Répondis- je.
─ Allez Carole arrête de me mentir, tu ne peux plus le nier ! Me dit- il.

Bill est mort de rire, je lui lance un regard noir, il baisse la tête aussitôt. Je finis par retrouver mes esprits et dit la vérité à Gustav :

─ Oui c'est vrai, je l'avoue, j'ai dis à Bill que je te trouvais mignon.
─ Mais moi aussi je te trouve mignonne !

C'est à ce moment là que la complicité a prit place entre nos deux regards.
Bill, en revanche, se sent mal à l'aise d'un coup :

─ Je crois qu'il faut que je vous laisse ! Dit- il sèchement.

Il s'en va alors que Gustav et moi restons dans le salon pour discuter tranquillement.



Point de vue de Bill

Après avoir assisté à ce début de scène d'amour entre Carole et Gustav, je retrouve les autres dans la cuisine.

─ Où sont Gus et Carole ? Demande mon frère.
─ Il y a comme de l'amour dans l'aire alors je les ai laissés !
─ Oh... je vois. Bon, Amy tu avais raison, je suis désolé. Tu me fais un câlin ?

C'est comme une victoire pour Amy, je dirais même que ça semble être une sorte de fierté féminine, ça se voit dans son regard et elle ne cache pas sa joie :

─ J'avais raison ! Dit- elle fièrement.
─ Oui ! Tu avais raison ! Allez, fais- moi un câlin !

Tom donne raison à une fille ! Alors là je dois le dire, je n'y comprends plus rien ! Mon frère est- il en train de tomber amoureux ? Ou peut- être est- ce déjà le cas ?
Ils se font un câlin bien mérité, mais je finis par les interrompre :

─ Tom, je te parle de Gustav et Carole et toi tu changes complètement de sujet !
─ Excuse- moi Bill.

Mon frère est vraiment découragent parfois ! Je termine alors de tout raconter, puis Georg se manifeste :

─ Les amis je commence à m'ennuyer ! Ca vous dit d'aller lancer des ½ufs chez les voisins ?
─ Oh oui ! Répond Tom en sautillant.
─ Oui mais il faut aller chercher Carole et Gus d'abord ! Dit Amy.
─ J'y vais !

Je vais de ce pas les chercher et, à première vue, ils sont en plein flirt. J'entre tout de même dans le salon, ils n'ont qu'à aller faire ça ailleurs !

─ Gus ! Carole ! On sort !
─ Mais où ça ? Demande Gustav.
─ Lancer des ½ufs chez les voisins.
─ Ce n'est pas sérieux de faire ça ! Dit Carole.
─ Oui et bien c'est comme ça ! Répondis- je.

Je les tire par les bras, et nous partons.



Point de vue d'Amy

Nous sommes donc tous allés lancer des ½ufs chez les voisins comme prévu, mais cela ne s'est pas passé comme nous l'avions calculé. Après avoir baptisé un nombre incalculable de portes, nous arrivons devant la dernière maison de la rue qui précède celle où les jumeaux habitaient. Tom lance le premier ½uf et, voyant que personne n'ouvre la porte il en lance un deuxième, puis un troisième quand la porte s'ouvre. Un homme sort de la maison furieux, il s'empare d'un râteau et se met à nous pourchasser. Nous avons donc couru jusqu'à chez Bill et Tom.


Midi

Nous arrivions chez les jumeaux à bout de souffle :

─ On l'a semé ! S'écrie Bill essoufflé.
─ Oui, c'était bien drôle ! T'as vu la tête de la vieille quand elle a reçut en pleine figure l'½uf que je lui ai lancé ?
─ Moi je ne trouve pas ça drôle Tom ! Et je n'ai lancé aucun ½uf ! Dit Gustav sur un ton mécontent.
─ Arrête de râler Gus c'était marrant ! Dit Georg en lui tapotant l'épaule.
─ Et qu'est ce qu'on fait maintenant ? Dis- je en soufflant.
─ On demande à Maman de nous faire des pattes à la tomate ? Propose Tom.

Tout le monde est partant. Il va trouver sa mère :

─ Maman, on peu avoir des pattes à la tomate s'il te plaît ?
─ Oui, mais vous avez intérêt à tout manger ! Et puis, dans quel état vous êtes- vous mis ? Qu'est ce que vous avez encore fait comme bêtises ? Nous dit Simone, fâchée.
─ Euh ... Rien du tout Maman, répondent les deux jumeaux.
─ Je vous fais vos pâtes, ça vous laisse le temps d'aller vous débarbouiller. Je vous appel quand c'est prêt et je vous veux tous propres pour passer à table !
─ D'accord Maman !

Nous nous exécutons et montons tous dans la salle de bain pour se débarbouiller. Dix minutes plus tard Simone nous appel pour manger. Tout le monde se précipite pour descendre et va se mettre à table.



Point de vue de Tom

14 heures

Le repas s'est vite terminé et tout le monde a bien mangé, comme toujours j'ais amusé la galerie avec mes blagues et les pics lacés à tout le monde. Nous sommes tous dans le salon, affalés sur le canapé pour digèrerer ce délicieux repas, quand Bill se lève, perturbant notre repos :

─ Ca vous dit qu'on aille voir Andréas ?
─ Oh oui ! Bonne idée frérot !
─ Qui c'est ? Demande Amy
─ Notre meilleur ami, Carole le connais.
─ Oui, et il est super sympa !
─ Et bien allons- y ! Répond- elle.

Nous partons donc voir Andréas et arrivons rapidement devant chez- lui.

─ Salut tout le monde ! Quelle bonne surprise !

Nous le saluons à notre tour.

─ On te présente Amy, une amie de Carole, dis- je
─ Enchanté Amy ! Content de te revoir Carole !
─ Et nous avons deux autres personnes à te présenter : voici Georg, notre bassiste et Gustav, notre batteur.
─ Ravi de vous connaître, Bill et Tom m'ont beaucoup parlé de vous.
─ Nous de même.
─ Alors si j'en crois ce que j'entends votre groupe est formé ?
─ Oui, et demain nous donnons notre premier concert dans un pub, dis- je fièrement.
─ Je suis ravi pour vous les garçons !

Après avoir fait les présentations, Bill suggère d'aller se promener au parc, afin de faire plus ample connaissance. C'est une très bonne idée, de plus nous avons vraiment un temps merveilleux. Nous marchons longtemps avant d'y arriver, mais nous voyons tout de même la fin du trajet. Le temps passe toujours plus vite lorsque l'on discute. Nous nous installons près d'un banc, lorsque j'entends Gustav chuchoter dans l'oreille de Carole :

─ Ca te dirais qu'on s'éloigne un peu ?
─ Allons- y.

Ils s éloignent. Décidément, Gustav ne perd pas de temps ! Mon frère les interroge :

─ Mais où vous allez vous deux encore ?
─ T'occupes ! On se rejoint ici dans une heure ! Répond Gustav.

Les voilà partis, Bill semble fâché :

─ Ca le rend vraiment nul d'être amoureux !
─ Et toi ça ne te rend pas mieux d'être jaloux ! Répondis- je.
─ La ferme ! Gronde- t- il.

En revanche, Andréas semble plutôt intéressé par Amy :

─ Alors Amy qu'est- ce que tu nous racontes de beau ?
─ Pas grand-chose.
─ Tu m'as l'aire bien timide.

Elle rougit et je dois dire que ça m'énerve. Je décide alors d'intervenir :

─ Ca va laisse la !
─ Tom, ne sois pas jaloux, laisse- moi faire connaissance avec elle !
─ C'est vrai ça ! Tom pourquoi t'es jaloux ? Ricane mon frère.
─ Je ne suis pas du tout jaloux !
─ Oui bien sûre !

Faire connaissance avec elle ? Et puis quoi encore ? Je ne vais pas laisser Andréas détourner Amy de moi !



Point de vue de Gustav

Je me trouve avec Carole au bord du lac, je suis si bien avec elle... J'ai l'impression de rêver, elle m'intimide... C'est simplement magique !

─ Je suis bien avec toi, dis- je doucement dans son oreille.
─ Moi aussi ! Avec les jumeaux qui ne font que de se disputer je commençais à perdre patience !
─ C'est vrai que t'as l'aire tendue, mais j'ai peut- être le remède qu'il te faut...

Je me penche vers elle et l'embrasse. Elle recule légèrement, me regarde un instant et m'enlace de ses bras en m'embrassant à son tour. De l'autre coté, non loin de nous, les autres discutaient. Je pouvais entendre les échos de leurs conversations car seuls, quelques arbres nous séparaient. Ils commençaient à s'ennuyer, notamment Bill qui se manifeste le premier :

─ Je commence vraiment à m'ennuyer là !
─ Moi je suis en très bonne compagnie avec Amy, dit Andréas, je ne m'ennuis pas du tout !

Tom se retient de ne pas piquer une crise depuis un certain temps, mais cette fois- ci s'en est trop.

─ Ca suffit ! J'en ai marre ! On va chercher Gus et Carole et on s'en va !
─ D'accord ! Moi je reste avec Amy ! Enfin ... si bien sûre ... elle veut bien...
─ Je ... je ne sais pas, répondit- elle gênée.

Tom lui lance un regard montrant son impatience, ce qui fit qu'elle refuse la proposition d'Andréas.

─ Non je vais rentrer avec eux désolée.
─ Ce n'est pas grave, je peux comprendre.
─ Merci, tu es gentil. Je vais chercher Carole et Gus.

Pendant que Carole et moi sommes en train de s'embrasser à pleine bouche, Amy arrive et nous surpris. Elle se gratte la gorge à plusieurs reprises pour nous faire part de sa présence. Nous nous lâchons, comme si rien ne s'était passé.

─ Tu avais une poussière dans l'½il Carole, dis- je confus.
─ Oui et je ne veux pas savoir ce que vous faisiez ! On y va ! Répond Amy en secouant la tête.
─ Déjà ? Mais pourquoi ça ? Demande Carole.
─ Andréas me drague et ça énerve Tom.
─ D'accord, on arrive !

A nôtre retour, Tom ne tarde pas à nous faire remarquer que nous avons étés longs.

─ Ah vous revoilà ! On commençait à s'impatienter ! Dit- il.
─ Mais on se doute bien de ce qu'ils faisaient ! Ajouta Bill en lançant un regard noir à Carole.
─ On ne faisait rien de ce que tu crois, et Carole était très bien sans toi !
─ Carole m'aime beaucoup, me répond- il en s'approchant brusquement de moi, tu ne m'en feras jamais douter !
─ Non Bill, dis Carole en l'arrêtant, Il n'a pas mesuré la proportion de ses paroles, excuse- le !

Bill recula et ne dit plus un mot. Carole est à présent très mal à l'aise et me le fais comprendre par son regard mécontent. Je ne trouve rien à dire et me contente de détourner les yeux. J'ai vraiment été stupide sur ce coup là, je l'avoue !

─ Il ne faut pas avoir honte, vous pouvez tout nous dire vous savez, lance Tom avec sarcasme en nous regardant avec un sourire moqueur.
─ Tom c'est bon ça ne te regarde pas, dit Amy en lui frappant sur l'épaule.
─ Oui, c'est vrai. Oubliez ce que j'ai dis. Andréas tu rentres ?
─ Oui je dois finir mes devoirs ! Salut tout le monde et Amy à très bientôt j'espère !

Il lui fait un clin d'½il et elle rougit en souriant timidement. Tom est en pleine ébullition. Nous repartons chez les jumeaux. Sur le chemin, Bill et Tom sont devant, alors qu'Amy et Georg se trouvent derrière eux. Carole et moi sommes les derniers au bout de la file, nous en profitons pour discuter à l'abri des oreilles trop fines.

─ On s'est fait prendre en flagrant délit par ta copine, j espère qu'elle ne va pas vendre la mèche, lui dis- je discrètement.
─ Non ne t'en fais pas elle ne dira rien.
─ Je suis désolé pour ce que j'ai dis à Bill, dis- je honteux.
─ Ce n'est pas grave, mais évite ce genre de remarques avec lui, il peut- être très susceptible parfois.

Bill et Tom discutent aussi de leur côté :

─ Dis- moi Tom je t'ai trouvé un peu nerveux aujourd'hui qu'est ce qu'il t'arrive ?
─ Mais pas du tout où es- tu allé chercher ça ?
─ Tu es mon frère, je te connais depuis toujours, je sais qu'il y- a quelque chose !
─ C'est Andréas ! Je n'ai pas aimé la façon dont il draguait Amy !
─ Alors qu'est ce que tu attends ? Si tu n'y vas pas, elle va te passer sous le nez !
─ Tu as raison il faut que je tente ma chance, je vais le faire après, déjà je vais voir si elle a remarqué que j'ai changé d'humeur.
─ Bonne idée !
─ Tu gardes ça pour toi d'accord ?
─ Tu sais très bien que tu peux compter sur moi, et de toute façon tout le monde doit s'en douter !

Bill n'avait donc pas reparlé du petit incident de tout à l'heure, j'en suis bien soulagé ! Peu après nous arrivons à la maison des jumeaux, et tout le monde se dirige vers la cuisine. Il faut dire que la promenade au parc nous a bien ouvert l'appétit.

# Posté le dimanche 11 octobre 2009 15:37

Modifié le mardi 13 octobre 2009 19:30

Merci

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Carole

# Posté le dimanche 11 octobre 2009 15:47

Modifié le dimanche 11 octobre 2009 18:51